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Processus de Nairobi : Les chefs d’État réitèrent leur respect à l’intégrité territoriale de la RDC

Les dirigeants de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) ont exprimé l’espoir de trouver une solution durable au conflit dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) par des moyens pacifiques, mais ont signalé qu’ils n’hésiteraient pas à recourir à l’action militaire pour atteindre cet objectif.

Les chefs d’État se sont exprimés lors de l’ouverture du troisième processus de paix de Nairobi dirigé par la Communauté d’Afrique de l’Est qui a réuni des groupes armés de l’est de la RDC, des représentants des communautés locales, des groupes de la société civile et des responsables gouvernementaux.

Les autres parties prenantes au forum étaient l’Union africaine et l’envoyé spécial des Nations unies pour la région des Grands Lacs, Huan Xia.

Les présidents William Ruto (Kenya), Evariste Ndayishimiye (Burundi), Felix Tshisekedi (RDC), Paul Kagame (Rwanda), Yoweri Museveni (Ouganda), Samia Suluhu (Tanzanie) et l’ancien président Uhuru Kenyatta, qui est le facilitateur du processus de Nairobi, ont convenu de combiner les tentatives en cours pour négocier la paix par un processus politique.

Envisager une action militaire

Ils ont toutefois prévenu qu’ils envisageaient également une action militaire visant les groupes armés qui ont refusé de tenir compte des appels à une désescalade des hostilités.

L’action militaire sera menée par la Force régionale de la Communauté d’Afrique de l’Est (EACRF), dont les troupes sont toujours en cours de déploiement dans l’est de la RDC. Jusqu’à présent, seuls le Kenya et le Burundi ont pleinement déployé leurs troupes, l’Ouganda et le Sud-Soudan devraient également déployer leurs troupes.

La force est sous le commandement du général de division kényan Jeff Nyagah et de deux adjoints de la RDC, dont le général de brigade Emmanuel Kaputa.

« Nous sommes conscients des attentes élevées de la région et de la communauté internationale dans ce processus. Je lance un appel à tous les partenaires pour qu’ils s’engagent à soutenir les initiatives visant à promouvoir la paix et à consolider la stabilité dans la région », a déclaré le président de l’EAC et président du Burundi, M. Ndayishimiye.

Pour sa part, le Président William Ruto a déclaré que l’instabilité dans l’est de la RDC limitait le potentiel de la région d’Afrique de l’Est non seulement en termes de commerce et d’investissement, mais aussi en dégradant la dignité du peuple congolais par la souffrance et la mort.

Il a assuré les dirigeants et les citoyens congolais que le Kenya maintiendrait le cap jusqu’à ce que le travail soit fait.
« Tant que la RDC ne connaîtra pas la paix, les perspectives de prospérité pour le reste du bloc de l’Est et de l’Afrique toute entière resteront faibles. C’est pourquoi nous avons pris une position décisive en tant que chefs d’État de la Communauté d’Afrique de l’Est pour faire tout notre possible afin de trouver une solution pacifique durable à ce conflit, et nous ne relâcherons pas nos efforts », a-t-il déclaré.

Le président Museveni a attribué le conflit à la présence d’armes illégales détenues par des groupes armés étrangers, notamment les Forces de défense alliées (Ouganda), les Interahamwe (Rwanda) et des groupes congolais internes.

« Ces groupes peuvent facilement être vaincus si nous nous harmonisons. L’opération menée depuis environ un an par l’armée congolaise (FARDC) et l’armée ougandaise dans le Nord-Kivu et de l’Ituri a montré que nous avons la capacité de faire face à ces groupes malgré le terrain difficile, les forêts, etc. Nous pouvons faire face à ces groupes », a-t-il déclaré.

Un calme relatif

M. Kenyatta a déclaré que depuis le début du processus de Nairobi, il y a eu un calme relatif dans les territoires contrôlés par les groupes armés qui font partie des pourparlers.

« En conséquence, les acteurs humanitaires ont pu avoir un certain accès à ces territoires afin de fournir une aide indispensable aux communautés qui s’y trouvent. Aucun effort ne doit être épargné pour rétablir la paix et la sécurité dans l’est de la RDC. Pour vous Congolais, la paix viendra de l’intérieur. Unissons-nous pour atteindre cet objectif », a-t-il déclaré.

Il a en outre exhorté les pays qui n’ont pas encore déployé leurs troupes à le faire.
La réunion d’une semaine à Nairobi vise à créer un environnement propice au désarmement des groupes armés, à consolider le soutien des communautés locales au processus de paix et à créer des mécanismes de rapatriement volontaire et d’installation des personnes déplacées et des réfugiés.
Les chefs d’État de la région de l’Est ont
RÉITÉRÉ Leur TOTAL RESPECT DE L’INTÉGRITÉ TERRITORIALE DE LA RDC ET ONT RÉAFFIRMÉ LEUR ENGAGEMENT À UTILISER LES CADRES RÉGIONAUX ET INTERNATIONAUX EXISTANTS AFIN DE RÉSOUDRE LES MALENTENDUS. Ils ont également FÉLICITÉ LE PRÉSIDENT FÉLIX TSHISEKEDI POUR SON ENGAGEMENT EN FAVEUR DU RÉTABLISSEMENT DE LA PAIX DANS L’EST DE LA RDC ET A ENCOURAGÉ LES GROUPES CONGOLAIS EN PRÉSENCE DE SAISIR L’OPPORTUNITÉ A EUX OFFERTE PAR LE DIALOGUE POUR ACCÉLÉRER LA VOIE VERS LA PAIX.

Patrick Ilunga

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