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RDC : Les USA imposent des sanctions à six boutefeux à l’Est

Le département d’État du Trésor a annoncé des sanctions à l’encontre de six personnes qui ont contribué à alimenter le conflit dans l’est de la République démocratique du Congo. Chacune de ces personnes a contribué à l’instabilité dans l’est du Congo-Kinshasa. Selon le communiqué de presse du département du Trésor, ces six personnes sont impliquées « dans de nombreux cas, dans des violations des droits de l’homme, y compris des violences sexuelles et des violences contre les enfants ».

Les sanctions visent trois dirigeants des FDLR : Apollinaire Hakizimana, ressortissant rwandais, commissaire à la défense des FDLR ; le général de brigade Sebastian Uwimbabazi, ressortissant rwandais, dirigeant des FDLR chargé du renseignement ; Ruvugayimikore Protogene, ressortissant rwandais, chef du groupe Maccabe affilié aux FDLR, anciennement connu sous le nom de Commando de Recherche et d’Action en Profondeur. Les sanctions visent également Bernard Byamungu, ressortissant congolais, commandant adjoint des opérations et du renseignement du M23. Salomon Tokolonga, ressortissant congolais, commandant du 3411e régiment des FARDC (armée congolaise) est également visé ; la sixième personne sanctionnée est le général de brigade Andrew Nyamvumba, chef des opérations de la 3e division des Forces de défense rwandaises (RDF), dont les unités « ont pénétré sur le territoire congolais et apporté un soutien au M23, qui entretient des liens de longue date avec le gouvernement rwandais ».

Les sanctions annoncées comprennent le gel des avoirs détenus aux États-Unis par les personnes visées et l’interdiction pour tout citoyen ou toute entité américaine de faire des affaires avec l’une ou l’autre d’entre elles. L’interdiction porte également sur tout soutien matériel, sous forme de nourriture, de biens ou de services, à ces individus.

« Les États-Unis se sont engagés à promouvoir une résolution pacifique de l’escalade du conflit dans l’est de la République démocratique du Congo », a déclaré Brian E. Nelson, sous-secrétaire d’État au Trésor chargé du terrorisme et du renseignement financier. « Le Trésor n’hésitera pas à demander des comptes aux acteurs qui commettent des violations des droits de l’homme et exacerbent cette situation humanitaire déjà désastreuse », peut-on lire dans le communiqué de presse du département du Trésor.
Les sanctions annoncées comprennent le gel des avoirs détenus aux États-Unis par les personnes visées et l’interdiction pour tout citoyen ou toute entité américaine de faire des affaires avec l’une ou l’autre d’entre elles. L’interdiction porte également sur tout soutien matériel, sous forme de nourriture, de biens ou de services, apporté à ces personnes.
Dans l’est de la RDC, des centaines de groupes armés ont rendu la vie infernale aux civils, qui sont devenus la proie de la barbarie. Dans l’est troublé de la RDC, les conflits armés ont longtemps alimenté les cas d’abus et de violences sexuelles. Ces violences ont gagné en intensité. Selon un rapport sur la République démocratique du Congo du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, « entre 2021 et 2022, les violences basées sur le genre ont augmenté de 23% au niveau national et de 73% dans la seule province du Nord-Kivu, et cette tendance devrait se poursuivre en 2023″. Ces violations et abus sont liés à la prolifération d’éléments armés dans les zones d’accueil des déplacés, et au non-respect fréquent du caractère civil et humanitaire des camps de réfugiés et de déplacés. Le nombre d’actes de violence sexuelle commis sur les enfants a plus que doublé entre 2021 et 2022 ». Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) et ses partenaires sont venus en aide à 8 100 survivants de violences basées sur le genre au niveau national en 2022, contre 3 500 en 2021, selon le rapport sur la situation en République démocratique du Congo.

En réponse à ces violences, le département d’État américain a déclaré que « les États-Unis se tiennent aux côtés des civils et des survivants contre ceux qui commettent des violences contre le peuple de la RDC ».

Les États-Unis se sont engagés à faire progresser les efforts visant à résoudre la crise et à lutter contre les violations des droits de l’homme et la situation humanitaire désastreuse. Les sanctions annoncées « sont également conformes au mémorandum présidentiel signé par le président Biden en novembre 2022 pour promouvoir la responsabilité en matière de violence sexuelle dans les conflits », selon le communiqué du département d’État américain.

Les sanctions à l’encontre des six personnes interviennent un peu plus d’une semaine après que les États-Unis d’Amérique ont sanctionné des fonctionnaires congolais pour corruption, braconnage et trafic illégal d’espèces sauvages ( Des gorilles, Okapi et chimpanzés) dans le Nord-Kivu.

Patrick Ilunga

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