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A la célébration de 20 ans de l’OPDAD : Félix Tshisekedi a insisté sur la paix en Afrique

Le Président de la République, Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a pris part le samedi 17 juin dernier à Kinshasa à la cérémonie commémorative des vingt ans d’existence de l’Organisation des premières dames d’Afrique pour le développement (OPDAD). L’histoire de la structure remonte au début des années 2000 face à la flambée des infections au VIH en Afrique. Depuis, elle est devenue actrice sur le continent dans des campagnes au profit des plus vulnérables. L’évènement de Kinshasa n’a pas réuni toutes les premières dames du continent. C’était pourtant une occasion de dresser le bilan des deux décennies mais aussi des perspectives. De la quinzaine des membres attendues, seules 12 se sont déplacées pour Kinshasa. Absence très remarquée des doyennes comme Antoinette Sassou Nguesso du Congo, Chantal Biya du Cameroun mais aussi Jeannette Kagame du Rwanda.

Elles, épouses des Chefs d’État, étaient toutes réunies dans un immense chapiteau érigé dans la cour du siège du parlement à Kinshasa, chacune d’entre elles est au moins patronne d’une fondation dans son pays. Elles ont tour à tour dévoilé dans des panels leur engagement, à l’instar de la burundaise Angeline Ndayishimiye, engagée pour que les enfants scolarisés aient des repas chauds, sains et nutritifs. « Pour leur permettre d’avoir une meilleure santé physique et mentale. Leur permettre de mieux assimiler les matières dispensées et ainsi grandir avec un potentiel bénéfique à leurs nations ».

Dans son discours, le Président de la République a salué les efforts menés par l’OPDAD pour améliorer les conditions de vie des populations africaines. « Si les leaders d’Afrique s’y prennent de la meilleure façon, nous pourrions faire de ce continent un havre de paix, de bonheur et de bien-être. Cela fait partie de mes objectifs », a déclaré le Chef de l’Etat tout en signifiant qu’il rêve d’une Afrique qui serait débarrassée de la misère, de la pauvreté, des maladies infantiles et surtout des violences faites aux femmes et aux jeunes filles. Pour lui, il est possible d’y arriver mais il suffit seulement, a-t-il appuyé, de s’engager à ne plus voir et vivre ces atrocités.

Poursuivant son discours, le président Felix Tshisekedi a aussi reconnu l’apport de ces femmes, qui soufflent à l’oreille des chefs d’État. « J’aimerais énumérer quelques-unes de vos actions comme la réduction du taux de mortalité néonatale infantile et maternelle, l’amélioration de la santé sexuelle reproductive des adolescents, l’égalité de sexe et l’autonomisation des femmes ».

Pour les 20 prochaines années, les femmes des présidents voudraient faire avancer la cause des femmes, notamment l’égalité des sexes en Afrique. Elles ont pour ce faire, lancé la campagne, « WeAreEqual » axée sur la santé, la lutte contre les violences basées sur le genre, l’autonomisation des femmes et l’éducation.
« On estime qu’il faudrait 155 ans pour atteindre la parité femmes-hommes, mais nous ne disposons pas de ce temps. Le lancement de cette campagne a le potentiel de transformer notre continent, c’est un élan collectif en faveur du changement. Il est évident que le fait de combler ce fossé sera bénéfique pour tous : lorsque nous donnons du pouvoir aux femmes et aux filles, nous donnons du pouvoir aux familles, aux communautés et aux nations. Lorsque nous investissons dans la santé et l’éducation, nous libérons tout le potentiel de notre continent », s’est expliqué Monica Geingos, première dame de la Namibie et présidente de l’OPDAD.

L’émissaire de l’ONU sur les questions de viol lié aux conflits, Pramila Patten, est l’une des dernières figures à prendre la parole. Elle a salué cette campagne, tout en demandant aux premières dames d’être les voix des sans voix. « J’ai besoin des voies puissantes comme les vôtres pour mettre un terme à ce crime odieux qui n’est pas un sous – produit inévitable de la guerre ni des dommages collatéraux mais évitables ». Selon la diplomate, « tout au long de l’histoire », le viol lié aux conflits, est surtout un crime de guerre, « qu’aucun dirigeant mondial n’a voulu combattre ».

Djodjo Mulamba

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