Editorial

Éditorial : Mobutu pour toujours

La cathédrale notre dame de Lingwala fut le cadre pour cette messe de suffrage en souvenir de la 26e année de la mort du dernier maréchal du Zaïre, Mobutu Sese Seko. Le temps a joué son rôle, celui de dépouiller de tout superflu l’image d’un personnage comme l’ancien Président du Zaïre. Le temps est devenu le laboratoire qui fermente la mémoire collective et plus l’émotion des événements s’éloigne, plus le fond des erreurs sort en surface et prend sa place historique.

Aujourd’hui, à la cathédrale Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo était présent, pas seulement comme un chef d’État candidat à sa propre succession mais plus comme un homme politique initié à la fonction présidentielle et qui comprend mieux combien cette place est solitaire.

Même si par le passé, il a combattu Mobutu et son régime, il peut de son nouveau point de vue saisir les enjeux qui sont ceux du Congo et surtout, il a donné un contenu à la phrase devenue célèbre si même Mobutu qui disait qu’il n’est pas facile d’être le Zaïre. Mobutu au-delà des dérives immenses de son régime avait néanmoins une lecture nette des enjeux et il disait que les congolais doivent puiser en eux-mêmes les ressources morales pour assumer leur destin. Car, pour lui, les richesses du sous-sol nous privaient définitivement des amis, tous étant intéressés par leur propre intérêt.

En allant à cette messe, Tshisekedi Félix a porté un message de grande ampleur, celui de l’unité historique du destin collectif malgré les contingences du moment. Mobutu dépouillé des oripeaux de la mauvaise gouvernance est apparu dans l’éclat de son apport immense à l’unité nationale et à la conscience historique. Il est désormais un modèle dans ses victoires sur les menaces qui pesaient sur la Nation.
Mobutu, désormais au panthéon des grands hommes de l’histoire du Congo.

WAK

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